Taiwan en images

Finalement, c’est juste avant de le quitter que je vais vous parler de Taiwan. Dans ce premier billet, je vous laisse découvrir quelques photos et vous fais patienter quelques jours pour un texte plus long.

Gare centrale de Taipei. Etonnante par sa taille pour un pays si petit. Pourtant Taiwan possède une ligne de train à grande vitesse qui n'a rien a envier à notre TGV.

Le grand hall de la gare.

Fuxing Road dans la quartier de Feng Shia University à Taichung. C'est un quartier vivant, plein d'étudiants, débordant de marchandises bon marché et siège de l'un des deux grands night markets de la ville.

Plus que l'éclairage public, ce sont les enseignes et les publicités qui éclairent les rues !

Un opticien à Feng Shia. L'optique est un business juteux, encore plus qu'en France ! Rabatteurs et vendeurs vous attendent !!

Patates cuites et attendant d'être farcies (night market, Feng Shia).

Fruits séchés (night market, Feng Shia).

Un stand de nourriture au night market.

Tous les stands affichent leurs menus en chinois, ça fait plaisir de comprendre quelque chose !

Un arrêt de bus dans le quartier de Feng Shia. Difficile de se repérer sans un mot en anglais ou un nom en alphabet latin !!

Retour à Taipei: l'entrée de Shillin night market, l'un des plus grands du pays.

Un stand dans la partie non-alimentaire du night market.

La partie consacrée à la nourriture se trouve en sous-sol depuis la réorganisation du marché il y a quelques mois.

Brochettes attendant d'être cuites (Shilin night market).

Jeune homme préparant des dumplings (Shilin night market).

Une dame préparant de la soupe (Shilin night market).

Un dame préparant une sorte de galettes frites. Remarquez le masque chirurgical, très commun à Taiwan. Les gens le portent dans la rue, dans les transports en commun... (Shilin night market).

Retour à Taichung. Night market d'Yizhong, la journée ! (un dimanche)

Stand vendant des guang tsai pan, sorte de snack a base de pain perdu, farci de légumes et de viande.

Une dame vendant des snacks à Yizhong... préparer de la nourriture à longueur de journée n'aide pas à se maintenir en forme...

Toujours à Yizhong, une dame prépare des galettes frites garnies d'un oeuf et d'autres ingrédients, au choix. L'un de mes snacks préférés dans les night markets.

Dans le pays de la technologie, même les moulins à prière sont électroniques !! (Yizhong night market).

Chitwan, Lumbini, Pokhara

Voilà maintenant plus d’un mois que j’ai quitté le Népal et pourtant je n’a pas encore fini de relater cette partie de mon périple sur mon blog. L’article que vous avez sous les yeux est le dernier portant sur cette partie de mon voyage. Je vais vous parler brièvement de ce que j’ai fait et vu après Kathmandu et sa vallée.

Tout d’abord j’ai été au Parc National de Chitwan, le plus connu des sites naturels de plaine du Népal. On y trouve des rhinocéros, des tigres, des gavials, des éléphants, des singes et beaucoup d’autres espèces. Tout du moins sur le papier ! Les deux jours que j’ai passé dans et a proximité du parc ne m’ont permis de voir qu’un rhinocéros et des crocodiles, outre les éléphants sur lesquels montent les touristes. Les agences de Kathmandu qui vendent les tours organisés dans la région parlent de safari et de lodges ! Rien de tel ou si c’est le cas, c’est une version bien basique du safari africain tels que vous pouvez l’imaginer. Ceci étant dit, le Parc mérite qu’on y passe deux ou trois jours, ne serait-ce que pour la tranquilité qu’il offre. Pour ceux qui, comme moi, ne sont jamais montés sur un élephant, l’expérience vaut aussi le détour. Enfin, et même si je ne l’ai pas fait, la balade en 4×4 à l’intérieur du parc, vaudrait les 30 € demandés (pour 4 heures).

Par la suite, j’ai rejoint Lumbini, le lieu de naissance du Bouddha, à quelques encâblures de la frontière indienne. Malgré le fait que le site soit un lieu de pélérinage majeur pour plusieurs centaines de milliers de bouddhistes chaque année (200 000 l’année dernière), Lumbini reste modeste. Le village proprement dit est construit de part et d’autre d’une route et ressemble à n’importe quel bourg népalais avec ses tracteurs, ses motos, ses petites épiceries typiques et sa station de bus. En revanche, le site qui abrite les temples et les monastères bouddhistes est plus intéréssant, notamment sa partie ancienne dans laquelle trône la colonne d’Ashoka et le très viel arbre sous lequel dit-on, est né le Bouddha. Malgré la foule de pélerins qui déambule sur les lieux, il règne une ambiance paisible, incitant a la flânerie. La partie moderne dans laquelle chaque pays possédant une communauté bouddhiste à été invité à construire un temple est plus étrange. En effet, certains temples présentent des dimensions conséquentes et sont ouverts et fréquentés tandis que d’autres sont encore en construction, accessibles seulement en partie. Celui qui personnellement m’a le plus marqué c’est celui de la Corée du Sud, entièrement gris et extrêmement dépouillé. Au delà de son importance symbolique et sprirituelle, le site a le mérite de rassembler en un lieu tous les styles architecturaux des pays bouddhistes.

J’ai poursuivi mon périple à Pokhara, seconde ville du Népal par sa population et très fréquentée par les touristes venant randonner dans la région des Annapurnas. A vrai dire, Pokhara, malgré son lac entouré de montagnes et sa circulation moins infernale que celle de Kathmandu, m’a laissé assez indifférent. Le quartier du Lakeside ou se concentrent la majorité des guesthouses est plein d’étrangers et toute l’activité économique tourne autour du tourisme. Agences de trekking ou de rafting, magasins vendant de l’équipement de montagne, boutiques de souvenirs, librairies, restaurants, « german bakeries »… sont encore plus nombreuses qu’à Thamel, pourtant si touristique. C’est aussi à Pokhara que j’ai mangé mon premier (et dernier !) steak au Népal ! En effet, pendant les cinq jours qui ont suivi j’ai été malade comme un chien, crampes, diarrhée, fièvre…

C’est dans cet état que j’ai fait le chemin jusqu’à Kathmandu en m’arrêtant quand même à Bandipur, un village encore relativement préservé du tourisme et qui mérite le coup d’oeil. Malheureusement, j’ai passé le plus clair de mon temps alité et je n’ai guère de belles photos a vous montrer.

Les derniers jours à Kathmandu ont été pour moi surtout l’occasion de me reposer, de lire, d’écouter de la musique, bref, rien de passionnant. Le vol pour Taiwan s’est déroulé sans histoires, sauf peut être les cinq heures d’attente à Guangzhou dans un aéroport ultra-climatisé où la température ne devait pas dépasser 16 degrés ! Place aux photos !

Coucher de soleil sur la rivière qui contourne le village de Sauraha, point d'entrée à Chitwan

Sur les bords de la rivière, une sorte de plage a été aménagée... de nombreux touristes indiens et chinois.

Un spectacle de danses traditionnelles des Tharus, ethnie vivant dans la région.

Le landemain matin, à l'entrée du parc national, des touristes partent en balade à dos d'éléphant.

Un enfant, à l'entrée du Parc.

Une fille mangeant son petit-déjeuner...

A l'entrée du Parc toujours, portrait d'une jeune fille qui vend boissons et biscuits.

Balade en pirogue sur la rivière.

Les crocodiles font bronzette !

Lorsqu'ils ne deviennent pas plus menaçants ! (selon notre guide, ils bâillent !)

Encore un ! En fait, je me rends compte qu'il y en a partout, de toutes les tailles...

Plus tard dans la journée, départ pour une balade à dos d'éléphant, mais comme partout, rien n'est gratuit et avant le départ, contrôle des tickets ! Voyez le guichet perché pour s'adapter à la situation !

En deux heures et demi, nous n'avons aperçu qu'un mammifère, ce rhinocéros endormi.

Le cornac d'un autre éléphant que nous croisons.

Le landemain, pendant le voyage de Bhairava à Lumbini, on nous permet de monter sur le toit du bus. Avec Ginie, une anglaise très sympathique rencontrée dans la journée, nous n'hésitons pas une seconde. Les beaux paysages alternent avec des immeubles jamais terminés, plantés au milieu de nulle part, une spécialité népalaise !

Ginie, libre comme l'air, sur le toit du bus !

Lumbini. Canal décoratif construit entre les deux alignements de monastères, à droite et à gauche.

Le monastère tibétain.

L'intérieur du monastère tibétain.

Le monastère sud-coréen, sobre dans ses couleurs.

Moines en prière dans le monastèe sud-coréen.

L'austérité extrême du lieu souligne la beauté des incantations.

Contraste avec ici, l'intérieur du monastère chinois.

La stûpa du monastère thailandais.

Statue du Bouddha dans le monastère thailandais.

Autre staue du Bouddha dans la monastère birman.

La "colonne d'Ashoka" si simple et si vénérée...

Quelques mètres plus loin, l'arbre sous le quel serait né le Bouddha, objet de nombreuses pûjas.

Le même arbre sacré couvert de drapeaux de prières.

Le landemain, départ de Lumbini pour Bhairava, puis Pokhara. Ballots sur le toit du bus sur lequel je voyage.

Vue sur un des nombreux villages de la région de Bhairava.

Cyclistes népalais !

Le lac Phewa à Pokhara.

De nombreuses barques emmènent les touristes en balade mais sont aussi utilisées par les pêcheurs.

Le landemain matin, vue sur le Machapucchare et les autres sommets de la chaîne des Annapurnas, depuis le village de Sarangkot.

Lever du soleil de toute beauté.

Le Machapucchare, quelques minutes plus tard.

D'autres sommets que je ne saurais nommer...

Parcelles cultivées, en contrebas de Sarangkot.

Retour à Pokhara. Marché.

Autre scène saisie au marché de Pokhara.

Le lac Phewa au coucher du soleil...

...quand il ne reste plus que les pêcheurs.

L'un des temples qui parsèment le village de Bandipur, entre Pokhara et Kathmandu.

Et un autre, plus petit.

Une élève de retour de l'école...

...et sa copine.

 

Vallée de Kathmandu, la suite.

Toujours à Taiwan, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour m’occuper de mon blog et continuer a faire état de mes aventures népalaises. Je prends donc quelques instants pour vous conter (en images surtout) les visites de Swayambunath, Pashupatinath et Bodnath, trois sites majeurs de la vallée.

Le premier, Sawayambunath est un lieu sacré bouddhiste. En effet, il s’agit d’une stûpa entouré de plusieurs temples, situé sur une colline à l’ouest de Kathmandu. C’est un site très ancien, on pense qu’il était déjà vénéré au cinquième siècle de notre ère ! On y accède en montant 365 marches raides et glissantes ! Le lieu est aussi parfois appelé Temple des singes tellement il est envahi par ces derniers. Malgré les rabatteurs et les vendeurs de souvenirs qui, comme partout ailleurs, harcèlent les touristes, Swayambunath garde un charme certain dû notamment aux nombreux pèlerins qui montent ici chaque matin.

Le second site, Pashupatinath est quant à lui, vénéré par les hindous. Il est situé à l’est de Kathmandu, aux bords de la rivière Bagmati qui se jette dans le Gange plusieurs centaines de kilomètres plus loin et qui, pour cette raison, est sacrée aux yeux des hindous. Le site comporte un grand temple dédié à Shiva (et qui malgré le ticket d’entrée de 500 roupies ne peut être visité par les « non-hindous ») ainsi que plusieurs ghâts de crémation au bord de la rivière. Se faire incinérér ici a la même valeur sacrée qu’à Varanasi. Ici aussi on croise de nombreux touristes l’appareil photo prêt a dégainer ainsi que des « guides » très insistants, cependant, assister aux cérémonies de crémation est quelque chose de boulversant et vaut largement le détour par Pashupatinath, d’autant plus que l’ambiance est moins tendue qu’à Varanasi et les touristes, quand même moins nombreux.

Le dernier site que je vais vous présenter aujourd’hui est Bodnath, aussi une grande stûpa bouddhiste, il s’agit même de la plus grande du Népal ! L’intérêt du lieu réside davantage dans l’ambiance qui y règne que dans la stûpa proprement dite. On y trouve plusieurs monastères tibétains dont un, sur deux étages, faisant face au stûpa. Il est très agréable de se promener ici (dans le sens des aiguilles d’une montre, bien sûr !) le matin tôt ou encore vers la fin de la journée au soleil couchant. J’ai visité Bodnath lors de mon premier séjour au Népal en 2009, c’est pour cette raison que vous ne verrez pas énormément de photos du site ici.

Indrayani Temple, sur le chemin de Swayambunath, au bord de la rivière Vishnumati qui descend des montagnes à l'ouest de la vllée de Kathmandou.

La rivière Vishnumati, très polluée, comme tous les cours d'eau qui traversent la vallée.

Les marches qui mènent à la stûpa.

Vue de Kathmadu à partir de Swayambunath.

Moulins à prières.

Détail d'un moulin de prière.

Représentations de plusieurs divinités à l'intérieur d'un petit temple, à l'écart du stûpa.

Grande colonne avec, entre autres, quatres représentations du Bouddha.

Une vieille femme préparant les bougies au beurre de yak.

Masques vendus dans un magasin près de la stûpa.

Les singes, omniprésents à Swayambunath.

La stûpa est entourée de nombreux temples et petits monuments, ainsi que d'un monastère.

L'intérieur du monastère.

L'escalier menant aux appartements des moines.

Une déesse hindoue finement sculptée qui vient nous rappeler que Swayambunath est sacré à la fois pour les bouddhistes et les hindous.

Personne ne vit d'amour et d'eau fraiche, même les temples et les monastères ! Voyez la taille de cette boite pour recueillir les dons placée pas loin de la sortie du site.

L'entrée du temple dédié à Shiva à Pashupatinath, interdit aux "non-hindous" même s'ils ont payé l'entrée du site rubis sur l'ongle !

L'intérieur du temple interdit vu par la porte principale.

Autre vue de l'intérieur du temple prise au même endroit.

Vue générale sur le site de Pashupatinath avec le temple de Shiva à droite.

Autre vue de Pashupatinath avec cette fois-ci le temple de Shiva à gauche et en arrière plan, la fumée provenant des bûchers de crémation sur la Bagmati.

Les ghâts proprement dits, ici ceux situés à droite en venant de du temple de Shiva, destinés aux plus pauvres. En arrière plan on aperçoit les bâtiments d'un centre d'aide sociale.

Autre vue prise tout près de la Bagmati, rivière assecée et polluée dans laquelle sont jetées les cendres des crémations. En arrière plan, le temple de Shiva.

De l'autre coté, à gauche en venant de l'entrée principale du temple, et tout près de celui-ci se trouvent d'autre ghâts destinés aux plus aisés.

Avant la crémation, le corps, enveloppé dans son linceuil, est plongé quelques instants dans les eaux de la rivière. Auparavant il a traversé tout le site sur un brancard, porté par des hommes, criant "Râm, Râm, satyé hé".

Le corps est ensuite posé sur le bûcher soigneusement préparé par un homme commis à cette tâche. Le fils du mort lui verse de l'eau de la Bagmati dans la bouche et allume le feu. Contrairement à ce qu'on peut croire, la crémation d'un corps dure longtemps et nécessite une grande quantité de bois que les familles les plus modestes ont le plus grand mal à payer...

Un sasshu prenant la pose ! L'afflux de touristes voulant tous un cliché de ces hommes vivant en ermites et ne possédant strictement pousse ces derniers a réclamer de l'argent et même beaucoup d'argent comparé au niveau de vie des népalais !

Face aux ghâts, de l'autre coté de la rivière, de petits temples identiques parfaitement alignés.

L'entrée du centre d'aide sociale face au temple de Shiva.

Un bâtiment du centre d'aide sociale.

Je m'autorise une pose devant la majestueuse stûpa de Bodnath.

Mes amis basques, Gorka et Ruben, en font de même.

Vieille dame assise à l'entrée du monastère.

Un moine en prière devant le plan du site de Bodnath (ou Baudanath).

Avant que je ne puisse m'approcher pour voir ce qu'il y a dans le "bol", l'homme est parti... d'ou une légende assez légère !

Femme en prière au pied de la stûpa.

Moines récitant des textes sacrés au monastère.

Jeune fille en prière près de la stûpa.

Le sommet de la stûpa.

Bougies près de l'entrée du monastère principal.

 

Retour dans la vallée de Kathmandu

Après les péripéties de la région de l’Everest, je décide de rester quelques jours dans la vallée de Kathmandu avant de repartir à la découverte des autres régions du pays. Je décide de rester à Kathmandu d’autant plus volontiers que, lors du vol retour, j’ai rencontré deux espagnols (basques plus précisément), Gorka et Ruben, forts sympathiques. Ils ont randonné dans la région de l’Everest aussi, mais eux ont réusi à atteindre le Camp de base avant de revenir sur Lukla. Maintenant, ils ont quelques jours avant leur vol retour et veulent découvrir la vallée. Or, j’ai déjà visité les principaux sites interessants et j’ai envie d’en revoir certains. On va donc rester quelques jours ensemble, d’autant que maintenant on loge dans la même guesthouse au nord de Thamel.

Le premier jour on décide de prendre un taxi pour la journée (30 €) et de partager les frais. On visitera ainsi Bhaktapur, Changu Narayan et Panauti, trois sites à l’est de Kathmandu. Quelques mots sur chacun d’eux.

Bhaktapur est une ville historique située à une quinzaine de kilomètres de la capitale. On y trouve des temples, des palais et des bâtiments dans le plus pur style architectural newar. Bhaktapur a été fondée au XIIème siècle et a joué un rôle politique prépondérant à l’échelle de tout le pays jusqu’au XVIIIème siècle et la conquête gorkha. Depuis cette période, la ville a su préserver son identité dans une vallée où la circulation des hommes, des idées et des biens est intense.

Aujourd’hui, le centre-ville à été rendu payant pour les touristes, et malgré le travail de restauration que celà a pu permettre, c’est l’occasion pour moi de pousser un coup de gueule. Je m’explique: l’entrée de Bhaktapur coute 1100 roupies népalaises soit 11 €, or, il s’agit de l’équivalent de plusieurs jours de salaire d’un népalais moyen. Imaginez l’entrée du Louvre à 10/15 € pour les français et à 100 € pour les touristes des autres nationalités !! On crierait au scandale, à la discrimination, au racisme… Ici au Népal, il est normal que les étrangers paient 10, 20, voire 50 fois le prix payé par les népalais pour l’entrée des monuments et autres sites touristiques ! Par ailleurs, ces prix augmentent de manière vertigineuse ces dernières années: l’entrée de Bhaktapur coutait 500 roupies jusqu’en 2003, 750 roupies jusqu’en 2009, 1100 roupies aujourd’hui, celle du Durbar Square de Kathmandu est passée de 200 à 500 roupies entre 2009 et aujourd’hui ! Pour comparaison, ce que je dépense pour un repas se situe autour de 100 roupies en moyenne, le prix d’un déplacement en bus public à Kathmandu est de 15-20 roupies ! Bref, voilà que ce coup de gueule est poussé ! Non que je refuse de payer pour visiter un site touristique, au contraire, au vu du niveau de vie du pays, j’accepte même de payer plus cher en tant que étranger; mais pas de me faire purement et simplement racketter. Alors, quand je peux (comme au Durbar Square de Kathmandu ou encore a celui de Patan), je fraude et ne paye plus l’entrée !

Changu Narayan est un village à quelques kilomètres au nord de Bhaktapur connu et visité pour son temple de Vishnou, l’un des plus anciens du Népal, fondé au IVème siècle. Le site est aujourd’hui parmi les mieux conservés de tout le pays et classé au patrimoine mondial par l’UNESCO.

Ledernier site que nous visitons aujourd’hui, Panauti est très peu touristique et ne fait généralement pas partie des itinéraires empruntés par les groupes ou les agences. C’est une bourgade de 10 000 habitants à environ 35 kilomètres de Kathmandu, intéréssante pour ses temples dédiés a Shiva et ses ghats de crémation. La visite est très intéréssante, d’autant qu’ici, pas de ticket d’entrée, de rabatteurs ou de faux guides. On visite à son rythme, au milieu des pélerins et des badauds. Assez parlé, place aux photos !

Il faut bien jour au touriste de temps en temps (ici à Bhaktapur) !

Une manifestation d'élèves et d'enseignants à Bhaktapur contre la hausse des frais d'inscription dans les établissements scolaires mais aussi contre la vie chère en général. Bien plus calme que nos manifestations parisiennes, n'est-ce pas?

Autre vue de la même manifestation. On remarque que les élèves de chaque établissement portent un uniforme différent.

Un lion à tête d'homme au pied d'un escalier.

Même genre de statue représentant un lion à tête de femme, cette fois.

Détail de l'un des nombreux petits temples que contient Bhaktapur, travail du bois minutieux.

Autre exemple de la maitrise du travail du bois par les Newars.

Moulins à prière en bois. Les élements hindous et bouddhistes cohabitent à Bhaktapur.

Une colonne en bois magnifiquement sculptée.

Détail de la même colonne.

Autre scène sculptée sur la même colonne. On peut remarquer le soin apporté aux détails ornementaux.

Une série de scènes sculptées autour d'un temple et qui deviennent de plus en plus érotiques. Il y en a 12 au total, je vous en présente quelques-unes seulement.

Trois étapes plus loin...

A la sixième représentation, ça devient franchement érotique.

Vers la fin de la série, les représentations n'ont rien à envier à celles de Kajuraho (Inde).

Toutes les positions du Kama Sutra y passent !

Quelques scènes de vie quotidienne pour en revenir à quelque chose de plus sage.

Nettoyage des lampes à huile.

Malgré le flot quotidien de touristes, tous les enfants ne demandent pas encore un dollar ou des roupies pour être pris en photo.

Certains posent même avec le sourire !

Vue générale du temple de Changu Narayan.

Gorka et Ruben à Changu Narayan

A coté du temple principal, plusieurs autres plus petits, dont celui-ci, d'apparence très ancienne.

Une représentation de Bhairav, dieu aux nombreux bras.

Ancienne cloche imposante à l'entrée du temple principal.

Un éléphant sculpté de manière très réaliste.

Représentation de Vishnou.

L'une des quatre portes du temple principal.

Le temple d'Indreshwar Mahadev à Panauti.

Linga (symbole phallique) de Shiva à Panauti.

Autres lingas à Panauti.

Un saddhu à Panauti.

Kumar, rencontré à Panauti. Il a travaillé plusieurs années aux Etats Unis et parle bien anglais.

 

Trekking et cie…

Me voilà de retour sur mon blog avec quelque retard, malheureusement. Ceux qui me suivent sur Facebook savent que je ne suis plus en trek depuis quelques temps déjà, la faute à un concours de circonstances particulièrement peu favorable: hiver au Népal et donc températures très froides, équipement somme toute médiocre avec lequel je suis parti et surtout, mon guide et porteur, Krishna, qui s’est révélé peu fiable et qui malgré le bon salaire que je lui donnais, m’a planté au milieu de parcours, sur le chemin des lacs de Gokyo.

Pour résumer, j’ai fait la première partie du parcours que je comptais suivre, à savoir Jiri-Lukla. Ca a été une marche agréable de 8 jours (7 normalement mais j’ai décidé de m’arrêter une journée à Junbesi pour visiter un grand monastère dans les environs), dans un secter très peu fréquenté par les touristes qui généralement préfèrent démarrer leur trek à Lukla en prenant l’avion depuis Kathmandu. Cette partie est facile en ce qui concerne la reconnaissance du chemin, bien marqué, parfois de flèches à la peinture orange ! Facile aussi en ce qui concerne le climat (altitude maximale du parcours: 3550 mètres), la température ne descend pas en dessous de -5°/-7°, même en hiver et même la nuit. La seule difficulté de ce parcours est constituée par la dénivellation très importante, on passe ses journées à monter et à descendre, pas une minute de plat ! Toute l’altitude qu’on gagne péniblement le matin, on la perd en quelques heures l’après midi ! Les villages sont bien pourvus en lodges même si ici il ne faut guère s’attendre à autre chose qu’au traditionnel dhal-bhat (riz-soupe au lentilles), éventuellement quelque chowmein (nouilles chinoises) ou quelques potatoes with cheese (pommes de terre avec du fromage de yak). Le contact avec les habitants est plus naturel que dans la région de l’Everest proprement dit et en général on reste dans la cuisine du lodge à se réchauffer à coté du feu pendant qu’on prépare le diner. Les paysages, même s’ils ne sont pas tellement spectaculaires pour qui connait un peu les montagnes népalaises, sont très variés et valent largement les efforts que ce trek implique.

J’avais prévu de continuer sur Namche Bazaar et de là, rejoindre, les Lacs de Gokyo et revenir sur Namche puis pousser jusqu’au camp de base de l’Everest avant de redescendre vers Lukla et Tumlingtar. A Namche, il a fait autour de -15° deux nuits de suite, ce qui a refroidi mes ardeurs d’altitude ! Après avoir posé des questions à droite et à gauche, j’ai crû comprendre qu’il faisait moins froid à Gokyo qu’au camp de base et c’est donc dans cette direction que je me suis lancé en premier. L’expédition a tourné court: les lodges étaient fermés dans trois villages de suite le jour de mon passage, ce qui m’a conduit à presque 800 m. d’ascenscion en quelques heures et je n’ai pu trouver de lodge d’ouvert. J’ai dormi dehors, par -15° sans même manger… C’est à ce moment là que mon guide m’a laissé tomber, criant qu’il ne voulait pas mourir dans les montagnes avec quatre enfants au village !! Malgré ce revers, j’avais prévu de continuer le landemain et c’est finalement le temps couvert et tournant à la neige qui m’a fait changer d’avis. A raison, puisque deux heures après que je me sois mis en marche pour rentrer vers Namche, il a commencé à neiger à gros flocons. Les jours suivants ont vus mes tentatives pour trouver un porteur-guide fiable connaissant le chemin vers Tumlingtar échouer l’une après l’autre. Fatigué, le dimanche 22 janvier, j’ai pris un billet pour le dernier vol de la journée Lukla-Kathmandu et sauté dans l’avion in-extremis.

Voici quelques photos prises au long de ces quelques journées dans les montagnes népalaises.

Boutiques vendant de l'alimentation à Charikot, gros bourg entre Kathmandu et Jiri

Une ruelle à Jiri.

Des maisons à Jiri

C'est ici que débute le sentier pour Lukla.

Petite fille à Jiri.

Une très longue et forte croissance de la population due à une forte natalité combinée à une mortalité relativement basse entraine une rapide déforestation de zones entières au Népal, notamment pour les besoins en bois de construction et de chauffage... ces tas de bois frais rencontrés tout au long de cette première journée de marche en sont le signe évident.

Ecole à Mali, entre Jiri et Shivalaya.

Nettoyage d'un camion avec l'eau de la rivière, l'eau rejetée sera l'eau du robinet pour le prochain village sur le cours du fleuve ! Bon appétit bien sûr !

Vue sur le village de Shivalaya en montant sur Deurali.

Petite fille au col de Deurali (2700m.)

Le village de Deurali.

Intérieur d'un lodge (teahouse) à Deurali.

Le monastère de Bhandar, étape de cette troisième journée.

La maitresse de maison du teahouse où j'ai passé la nuit, à Bhandar.

Sa fille.

A la sortie de Bhandar, par une journée ensoleillée.

La maitresse de maison du teahouse de Kinja.

Le village de Dagchu, entre Sete et Lamjura Banjyang, quatrième jour de marche.

Le gérant du teahouse de Dagchu dans lequel j'ai déjeuné.

Sa femme.

Krishna au col de Lamjura Bhanjyang.

Et moi.

La descente vers Junbesi.

Mani (pierres portant l'invocation "Om Mani Padme Hum") à la sortie du village de Junbesi.

Stupa sur le chemin de Chubten Choling Gompa.

Les différents bâtiments du monastère de Chubten Chholing.
Lecture de textes sacrés à Chubten Chholing.
Réaliser une belle image ou respecter les moines en pleine prière et s’abstenir de photographier? Cette fois je n’ai pas résisté à la tentation photographique !
Junbesi au matin sous la neige.

Charge portée par les porteurs népalais avec en arrière-plan les sommets de la région de l'Everest, pour la première fois visibles aujourd'hui.

Le village de Nunthala, étape de ce sixième jour est au fond de cette vallée

La maitresse de maison du lodge de Nunthala.

Cultures en terrasses entre Nunthala et Bupsa.

Un enfant à Bupsa.

Paysage entre Bupsa et Lukla, au huitième jour de marche.

Un enfant au village de Surkhe, avant Lukla.

La piste d'atterrissage de Lukla.

L'un des nombreux villages entre Lukla et Phakding.

Porteurs au village de Phakding

Alors que je marche vers le monastère de Phakding, le temps se dégrade rapidement.

Le monastère de Phakding, fermé lors de mon passage.

La fille de la maitresse de maison d'une gargotte à Jorsale, dhal bath à prix imbattable, et avec le sourire !

Paysage entre Jorsale et Namche Bazaar.

Le village de Khumjung, au nord de Namche Bazaar, sous la neige.

Le ciel se dégage quelques instants et on aperçoit plusieurs sommets, notamment l'Ama Dablam.

La salle à manger de l'hôtel Everest View construit à 3900 m. et finalement fermé... faute de clients !

Paysage au nord de Namche Bazaar, en montant vers Gokyo.

Ca donne une idée des températures qui règnent ici.

La glace est suffisament solide pour que l'endroit soit choisi par des écoles d'alpinisme de Kathmandu !

Mon bivouac à Dolé après être monté jusqu'à Luza pour chercher un lodge.

La météo maussade qui, le landemain me fait rebrousser chemin et rentrer à Namche Bazaar.

Petit garçon à Phakding, le lendemain, lors de mon retour vers Lukla.

Petit avion Twin Otter dans lequel je volerais vers Kathmandu.

Décollage !